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mercredi 25 février 2026

La photographie d'oiseaux pourrait être bonne pour votre cerveau

 Par Jeremy Gray 24 février 2026 - Crédits photo : Jeremy Gray - 

Traduction de l'anglais au français par Google

Un cardinal rouge vif perché sur une branche en diagonale sur un fond vert flou.

Des recherches récemment publiées montrent que l'observation des oiseaux pourrait avoir des effets bénéfiques considérables sur la santé neurologique des personnes âgées, et il y a de bonnes raisons de croire que ces mêmes bienfaits s'étendent à un passe-temps connexe et populaire.

Selon NBC News , une étude canadienne récemment publiée , intitulée « Le cortex optimisé : remodelage structurel et fonctionnel convergent lié à l’expertise tout au long de la vie adulte », a démontré que le cerveau des ornithologues experts et expérimentés présentait une densité accrue dans les régions cérébrales liées à l’attention et à la perception. Les scientifiques pensent qu’il pourrait exister un lien entre la densité tissulaire dans ces zones cérébrales et une communication neuronale accrue.

« Notre cerveau est très malléable », explique Erik Wing, auteur principal de l'étude.

L'apprentissage de nouvelles compétences stimule la neuroplasticité cérébrale, ce qui est directement corrélé à la capacité d'une personne à maintenir sa flexibilité cognitive et sa santé mentale.

L'équipe de recherche souhaitait se concentrer spécifiquement sur les ornithologues amateurs, car l'observation et l'identification des oiseaux dans leur milieu naturel requièrent un ensemble unique de compétences cognitives. Chez les ornithologues experts sélectionnés par un processus de sélection basé sur la performance, les régions cérébrales liées à l'attention et à la perception présentaient des modifications structurelles, et ces mêmes régions étaient activées de manière sélective pour faciliter l'identification dans des situations difficiles.

Une image divisée en deux parties montrant un grand héron bleu se tenant dans une eau peu profonde à gauche, et deux plongeons huards nageant dans un lac à droite, tous deux avec des reflets nets à la surface de l'eau.

Les résultats de l'étude ont également montré que la pratique régulière d'observations d'oiseaux pouvait contribuer à atténuer le déclin typique lié à l'âge dans les régions cérébrales concernées.

Bien que l'étude ne prouve pas formellement que l'observation des oiseaux prévient le déclin cognitif, il existe déjà de solides preuves qu'elle favorise la santé cérébrale globale.

« L’observation des oiseaux ne se résume pas à une seule chose. Elle comporte de nombreux aspects cognitifs différents », explique Benjamin Katz, professeur associé au département du développement humain et des sciences de la famille de Virginia Tech, à NBC News .

Tout comme l'observation des oiseaux, qui implique d'être en pleine nature, de faire de l'exercice, de socialiser et d'observer, la photographie ornithologique offre les mêmes avantages. Elle réunit tous ces éléments, et de nombreux ornithologues amateurs emportent systématiquement un appareil photo pour immortaliser leurs observations.

« Nos centres d’intérêt et nos expériences — surtout ceux auxquels nous consacrons des heures, des centaines d’heures ou des décennies — laissent une empreinte sur la structure du cerveau », explique Wing à NBC News . « Nous pouvons déterminer comment les individus peuvent utiliser ces connaissances accumulées pour soutenir leurs fonctions cognitives tout au long de leur vie. »

Des centaines d'heures, voire des décennies ? Cela ressemble étrangement à ce que vivent de nombreux photographes.


mardi 20 janvier 2026

Virginie Michaud, biologiste au sein de l’organisme à but non lucratif Héritage Laurentien, à LaSalle, au Québec.

 

Les abeilles sont sensibles aux variations brutales de températures que l'on connaît cet hiver. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada



À l’Île-du-Prince-Édouard, les abeilles domestiques, productrices de miel, souffrent des cycles de gel-dégel fréquents cet hiver. La mortalité dans les 6000 ruches que compte la province pourrait augmenter.

Un épisode de gel intense, suivi de pluies diluviennes à 8 degrés Celsius et d’une tempête de neige… La météo fait du yoyo cet hiver, pour le plus grand malheur des abeilles.

Normalement, les pollinisatrices hivernent à cette époque de l’année. Pour passer l’hiver, elles ont constitué des réserves de miel durant l’été et l’automne, avant de se regrouper en grappes au milieu de leur ruche.

Seules quelques ouvrières maintiennent les ruches en bon état durant les mois les plus froids. Elles évacuent notamment l’humidité à l’intérieur pour que les autres membres de la colonie respirent un air sain.

Elles agissent un petit peu comme une thermopompe. Elles vont s'assurer de stabiliser la température dans un noyau proche à l'intérieur, explique Virginie Michaud, biologiste au sein de l’organisme à but non lucratif Héritage Laurentien, à LaSalle, au Québec.

Les apiculteurs de l'Île-du-Prince-Édouard possèdent environ 6000 ruches. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada



À partir de 7 degrés Celsius, toutes les abeilles peuvent cependant légèrement s'activer et faire des vols de propreté à l’extérieur de leur ruche.

Au fond, elles évacuent les déchets qu'il pourrait y avoir dans leur système digestif. S'il y a ça une fois de temps en temps, ce n’est pas un stress pour les abeilles, observe Virginie Michaud.

Certaines d'entre elles vont mourir

En revanche, si des variations brutales de températures se produisent régulièrement, les abeilles vont consommer beaucoup plus d’énergie pour se remettre en activité, poursuit Virginie Michaud.

Ça se peut qu'elles épuisent leur réserve de miel et qu'elles n'en aient plus pour arriver jusqu'au printemps. On va voir des mortalités qui augmentent.

Une citation deVirginie Michaud, biologiste au sein de l’organisme Héritage Laurentien

Cameron Menzies, apiculteur provincial au sein du ministère de l'Agriculture de l’Île-du-Prince-Édouard, partage ces inquiétudes

Lorsqu'il fait chaud puis que le froid revient brusquement, c'est généralement très mauvais pour les abeilles, car elles commencent à puiser dans leurs réserves hivernales. Malheureusement, certaines d'entre elles vont mourir, affirme-t-il.

L’employé de la province espère néanmoins que les apiculteurs auront suffisamment bien préparé les ruches pour atténuer les effets de ces cycles de gel-dégel, qui se produisent pratiquement chaque hiver désormais.

Un parasite tueur d’abeilles

Pour améliorer le taux de survie des abeilles, les apiculteurs doivent leur laisser une quantité suffisante de miel à l’automne, voire leur donner du sirop de sucre en plus, rappelle Virginie Michaud.

Les ruches doivent aussi être isolées du froid, tout en restant à l’extérieur et bien ventilées.

À la sortie de l’hivernation, en cas de pertes trop importantes, les apiculteurs pourront compenser en divisant les ruches.

Ils procèdent ainsi en prévision de la saison de pollinisation, qui a lieu vers la fin de mai, généralement pour la culture de la myrtille sauvage, confirme Cameron Menzies.

L'apiculteur provincial Cameron Menzies explique que des ateliers d'initiation à l'apiculture sont organisés pour celles et ceux qui veulent avoir des ruches.

Photo : CBC / Taylor O'Brien



Les apiculteurs doivent aussi se méfier du varroa destructor. Il y a quelques années, ce parasite a décimé la population d'abeilles de la province. Environ 3500 ruches ont disparu.

Il est donc extrêmement important que les apiculteurs traitent chimiquement leurs colonies avant l’hivernage, afin de contrôler la population de ce parasite.

En général, quand on a plus que 50 varois [varroa destructor] au moment de l’hivernage dans une colonie, elle est pratiquement condamnée, elle ne pourra pas passer l'hiver, prévient Virginie Michaud.



mardi 16 décembre 2025

Grande vague d’amour pour deux Verdunois ! Un texte de Martine Mimeault

 

Le Quai 5160 était en liesse le 7 novembre. L’occasion était particulière : on a couronné ses deux nouveaux Grands Verdunois 2024, Jeanne Breton et Jean-Marc Lacoste, qui ont reçu une grande vague d’amour des 150 personnes présentes. 

Depuis 1993, Alain Laroche, grand manitou de la soirée, et le Groupe des Grands Verdunois ont décerné à 64 personnes ce titre, dont 25 lauréats ayant pu assister à la soirée! Celles-ci et ceux-ci sont coiffés de cet hommage en reconnaissance de la valeur du temps, de l’énergie consacrée à la cause de la ville de Verdun et de L’Île-des-Sœurs, et à ses résidents. 

On n’a qu’à penser aux collectes de fonds, aux guignolées, aux soupers bénéfice, à la popote roulante, à la lecture aux enfants, aux entraîneurs sportifs, aux nombreuses visites faites aux malades, au nettoyage des berges, etc. Bref, toute une communauté qui bénéficie de la bienveillance des autres, soit ses enfants, ses aînés, ses sportifs, ses immigrants, ses amateurs de culture, ses familles dans le besoin, sa nature, sa faune, sa biodiversité, sa diversité…   

Que serait Verdun aujourd’hui sans cet apport, cette contribution qui constitue le bénévolat de 64 personnes durant au moins 20 ans dans une même collectivité? Ce Verdun vibrant, chaleureux, accueillant et dynamique que l’on connaît aujourd’hui.   

Manifestement, cette soirée de Gala des Grands Verdunois a fait du bien au cœur de toutes les personnes qui y ont assisté. À une époque où les écrans avalent goulûment une grande partie de notre temps, il est touchant de se rappeler qu’il y a des gens qui s’activent à rendre le monde meilleur, sensibles aux besoins des autres.  

Merci Jeanne Breton! Merci Jean-Marc Lacoste