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lundi 7 juillet 2025

La nature en pleine ville à Verdun -





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Par Marco Fortier - Le Devoir 7 juillet 2025 -

Leonel Orozco et son fils, Fabian, vivent à deux pas du fleuve et de son écosystème où évoluent 113 espèces d’oiseaux.

Photo: Adil Boukind Le Devoir Leonel Orozco et son fils, Fabian, vivent à deux pas du fleuve et de son écosystème où évoluent 113 espèces d’oiseaux.

Pourquoi aimez-vous votre quartier ? Qu’est-ce qui contribue à votre qualité de vie ? Le Devoir vous emmène cet été chez nos lecteurs qui ont bien voulu nous faire visiter leur voisinage. Premier arrêt : l’arrondissement de Verdun, à Montréal, où le fleuve et la verdure côtoient la faune urbaine.

« Quand on sort de chez nous par la porte d’en avant, on est en ville, mais par le balcon en arrière, c’est la campagne ! » Leonel Orozco nous reçoit dans son appartement en copropriété situé à deux pas du fleuve, à Verdun. Le père de famille, sa conjointe et leur fils de 14 ans n’ont pas besoin de chalet : ils ont l’impression de vivre en pleine nature, même s’ils habitent à 300 mètres de la très urbaine rue Wellington.

« Dès qu’on a visité le logement, on s’est dit : “Ici, c’est nous” », raconte le Montréalais originaire du Guatemala, attablé dans sa cuisine.


Par la fenêtre, on voit un terrain boisé. Des vélos passent sur la piste cyclable, à quelques mètres du balcon. On entend des oiseaux chanter. L’air du fleuve se fait sentir jusqu’ici. La plage de Verdun se trouve à cinq minutes de marche.

« On a une énorme cour arrière », lance Leonel Orozco en souriant. « C’est tout un écosystème : 113 espèces d’oiseaux ont été répertoriées dans le secteur », renchérit Fabian, l’adolescent de la famille, passionné de la faune ailée.

La famille Orozco a quitté son pays natal pour venir s’établir à Montréal en 2016. Ils ont acheté leur appartement actuel, boulevard LaSalle, il y a trois ans. Ils se sentent chez eux à Montréal malgré le déracinement, la langue — ils parlent un français impeccable — et l’apprentissage des coutumes, de la culture…

Photo: Adil Boukind Le DevoirLeonel Orozco et son fils, Fabian, n’ont pas besoin de chalet: ils ont l’impression de vivre en pleine nature, même s’ils habitent à 300 mètres de la très urbaine rue Wellington.

« Je crois qu’on s’est bien adaptés », résume Leonel Orozco, qui travaille dans le développement de logiciels. Lui et sa famille ont trouvé à Verdun l’endroit idéal pour faire leur nid : à 15 minutes à pied de l’école secondaire Monseigneur-Richard, près de trois stations de métro — et donc du centre-ville —, ainsi que d’une multitude de pistes cyclables et de tous les services, épicerie, pharmacie, soins de santé.

« On n’a pas besoin de voiture », explique Leonel Orozco. La famille se déplace à pied, à vélo ou en transports en commun. Et pour sortir de la ville, ils sont abonnés à Communauto.

Un grand terrain de jeu

Leur coup de cœur, c’est toutefois leur « cour arrière », qui s’étend à perte de vue… Le fleuve, la verdure, le vent. Les oiseaux, surtout. Leonel et Fabian tendent constamment l’oreille en parcourant leur terrain de jeu préféré. Sans même regarder, ils reconnaissent un merle d’Amérique, un cardinal, une mésange à tête noire, puis une autre espèce, et une autre encore…

Quatre minutes après être sortis de chez eux, on se trouve sur un sentier en bordure du fleuve. En cette journée de canicule, le moindre espace près de l’eau est occupé par des Montréalais en quête de fraîcheur. Des gens se trempent les pieds dans l’eau. D’autres prennent une bière frette.

Du reggaeton qui semble tout droit sorti de Porto Rico parvient à nos oreilles avant même qu’on arrive à la plage de Verdun. La bande de sable fin est bondée. Plusieurs centaines de personnes s’agglutinent dans ce vaste espace, qui semble exigu.

 On est chanceux de vivre ici, dans un pays en paix. La vie est belle à Montréal. Mais on doit prendre soin des gens qui ont moins de chance.

mercredi 21 mai 2025

Atelier ornithologique | À la découverte des oiseaux | Festival Verdun-sur-Fleuve – 3e édition | Été Semaine de l'océan Qc

 


25 Mai 13:30 à 15:30
Verdun, Québec
Adresse:
Multi-CAUS, 6049 Boulevard LaSalle, Verdun, QC, Canada

Cet événement est présenté dans le cadre de la 3e édition du Festival Verdun-sur-Fleuve de Demain Verdun.

Joignez-vous au verdunois et ornithologue amateur Jean-Marc Lacoste, pour aller à la découverte des oiseaux verdunois. L’activité débutera par une courte projection de son cru et se poursuivra sur les berges pour un moment d’observation.

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VISION DU FESTIVAL | Verdun-sur-Fleuve, c’est l’occasion de se réunir pour célébrer le grand fleuve qui borde notre quartier et notre ville insulaire. Plus qu’un voisin, le fleuve habille notre paysage et agit comme liant pour la collectivité de Verdun et du Grand Sud-Ouest de Montréal, mais aussi pour l’ensemble du Québec en nous projetant vers l’océan. Le fleuve devient un prétexte pour parler de notre identité, de notre avenir, de notre manière de vivre ensemble, des espèces avec lesquelles nous partageons la ville, de la manière d’interagir avec le fleuve, et de la responsabilité humaine de préserver l’environnement.

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VOIR LA PROGRAMMATION COMPLÈTE DU FESTIVAL :
https://demainverdun.org/verdun-sur-fleuve/festival-verdun-sur-fleuve-3e-edition-ete-2025/

Joignez la communauté Verdun-sur-Fleuve :
https://www.facebook.com/groups/verdunsurfleuve
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Le festival Verdun-sur-Fleuve et ses événements sont organisés de manière bénévole par des bénévoles membres de Demain Verdun avec la contribution de ses partenaires.

POUR DEVENIR MEMBRE DE DEMAIN VERDUN : https://www.zeffy.com/fr/ticketing/53c9175c-7c27-4349-96cf-8797b5fdd15b
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Lien vers l’évènement Facebook :
https://www.facebook.com/share/16Y27yHNMx/

Détails

Adresse:
Multi-CAUS, Boulevard LaSalle, Verdun, QC, Canada
Coût:Gratuit
Format:En personne
Catégorie: À l’extérieur, Éducation et exploration interprétative
Région: Grands Lacs et Saint-Laurent
Public: All-Ages | Tous les âges, Kids | Enfants (<13), Teens | Ados (13-19), Young Adults | Jeunes adults (19-30), Adults | Adultes (19+), Seniors | Les aîné.e.s (65+)
Accessibilité: Accessible aux animaux, Français



Présenté par

Financement par

Organisation d’événements en collaboration avec

Événements accueillis chez

vendredi 16 mai 2025

Le Grand-Héron: Un emblème, mais aussi une sentinelle du Saint-Laurent !




 

Qu’ont en commun l’école du Grand-Héron, Héritage Laurentien et les Amis du parc des Rapides à LaSalle? Leur emblème : un grand héron ! Pas surprenant car le long du fleuve à LaSalle, Verdun et Lachine, il est fréquent de pouvoir observer ce magnifique oiseau.

La raison de cette présence soutenue se trouve dans le chapelet d’îles en face du parc des Rapides.

La héronnière de l’Île-aux-Hérons : le coeur du refuge d’oiseaux migrateurs

Au cœur des rapides de Lachine se situe la héronnière de l’Île-aux-Hérons, la deuxième plus grande colonie de ces oiseaux au Québec. Une héronnière connue depuis plus de 80 ans ! C’est en 1937 que le refuge d’oiseaux migrateurs de l’Île-aux-Hérons fut créé par le gouvernement fédéral pour protéger ce lieu de nidification essentiel pour le grand héron.

Ce refuge d’oiseaux migrateurs est constitué de plusieurs îlots des environs :

  • l’Île-aux-Chèvres,
  • l’Île-au-Diable
  • l’Île-à-Boquet qui longe la Voie maritime du Saint-Laurent.

Le refuge comprend aussi les eaux baignant ces îles.

Carte du refuge d'oiseaux migrateurs de l'Île aux Hérons
Carte du refuge d’oiseaux migrateurs de l’Île aux Hérons – Crédit photo : Environnement Canada

Deux autres échassiers nichent également sur l’île aux Hérons : le bihoreau gris et la grande aigrette. Cet élégant « héron blanc » est d’ailleurs de plus en plus présent au Québec. En 2017, 20 à 25 nids de grande aigrette ont été recensés sur l’Île-aux-Hérons.

Des oiseaux sensibles, facilement dérangés

Le grand héron aime le calme et la tranquillité. C’est pourquoi il niche au sommet des arbres, en général sur des îles ou des étangs à castors peu accessibles à l’être humain et aux prédateurs terrestres. Il est aussi sensible aux conditions météorologiques.

Malgré la protection que le refuge d’oiseaux migrateurs de l’Île-aux-Hérons offre à l’espèce, la population des grands hérons a fluctué d’une année à l’autre. On a dénombré plus de nids occupés dans les années 1990 qu’à chacune des deux décennies précédentes. En revanche, les nids actifs sont à la baisse depuis les années 2000, selon Environnement Canada.

Tous les cinq ans, le ministère québécois des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) réalise un inventaire des héronnières du Québec.

Le plus récent a eu lieu en 2017 : 493 héronnières ont été visitées à travers tout le Québec par hélicoptère.

Pour le secteur Montréal-Laval-Montérégie, dont fait partie l’île aux Hérons, 412 nids actifs ont été dénombrés. Mais, le rapport n’indique pas combien de nids se trouvaient sur l’Île-aux-Hérons.

Feux d’artifice, motomarines et même cerfs de Virginie : des voisins problématiques

Jean-Marc Lacoste
Jean-Marc Lacoste
Crédit photo : Hélène Racine

Ornithologue et photographe passionné de Verdun, Jean-Marc Lacoste a aussi observé certains changements au fil des ans. « Il y a eu plusieurs sources de dérangement selon les moments et les époques », explique celui qui est aussi l’auteur de notre rubrique Oiseaux d’Ici.

« Par exemple, lors des feux d’artifice en juin, il est arrivé que de petits hérons apeurés se jettent en bas de leur nid. Plus récemment, les motomarines, très bruyantes et de plus en plus nombreuses dans les rapides de Lachine, constituent une nuisance sonore pour les jeunes oiseaux », poursuit-il. Il est interdit de faire escale sur l’Île-aux-Hérons. Mais, malgré cette interdiction, certains navigateurs perturbent la quiétude de la colonie en y faisant halte.

Monsieur Lacoste raconte qu’à une époque, les cerfs de Virginie, trop nombreux sur l’Île-aux-Hérons, menaçaient la survie de la grande héronnière. Le MFFP avait mis en place une chasse contrôlée en 2014 pour éviter la dégradation de la végétation et des arbres perchoirs essentiels des grands hérons, comme le relate cet article du Journal de Montréal.

Malgré tout, Jean-Marc Lacoste reste optimiste : l’année 2021 semble avoir été favorable au grand héron avec beaucoup d’adultes et de héronneaux observés, surtout à Verdun.

Le grand héron, une sentinelle de l’état du fleuve Saint-Laurent

Pour suivre l’état de santé du Saint-Laurent, les chercheurs responsables ont choisi le grand héron comme l’espèce sentinelle de la qualité de l’écosystème.

Pourquoi ? Cet excellent chasseur de poissons et de grenouilles, est au sommet de la chaîne alimentaire ! Il accumule les contaminants dans sa chair et jusque dans ses œufs. Ces derniers deviennent donc de bons indicateurs de la contamination de son milieu de reproduction.

Aujourd’hui encore, on trouve dans les œufs du grand héron de l’Île-aux-Hérons des traces de mercure, de pesticides comme le DDT, de BPC et d’autres produits toxiques. Cependant la tendance est encourageante depuis 1991 : la plupart des contaminants dans les œufs du grand héron sont à la baisse selon l’État du Saint-Laurent 2015. Pour l’Île-aux-Hérons, la présence de différents contaminants a diminué de 63% en moyenne en 2011 !


Céline Belzile
Résidente du Bronx depuis 20 ans, Céline et son mari Claude y ont élevé leurs deux garçons. Biologiste et spécialiste en environnement de formation, Céline a travaillé pour Hydro-Québec pendant 25 ans, à titre de chargée de projets et gestionnaire. Elle a siégé sur plusieurs panels lors de consultations publiques de grands projets hydroélectriques. Elle considère que la participation citoyenne et la communication sont au cœur du dynamisme d'un quartier.

jeudi 28 novembre 2024

Le journal LE DEVOIR, par Alexandre Shields

 

https://www.ledevoir.com/societe/environnement/659277/environnement-a-la-rencontre-des-oiseaux-d-hiver

À la rencontre des oiseaux d’hiver

On peut observer plusieurs espèces d’oiseaux de proie à Montréal, comme cet épervier de Cooper, photographié au début du mois de décembre dans l’est de la ville.
Alexandre Shields Le Devoir On peut observer plusieurs espèces d’oiseaux de proie à Montréal, comme cet épervier de Cooper, photographié au début du mois de décembre dans l’est de la ville.

La région de Montréal offre un large éventail de possibilités pour l’observation de la faune, et notamment des oiseaux, y compris en période hivernale. Alors que la pandémie s’étire et pèse de plus en plus sur le moral des citoyens, certains estiment que l’occasion est belle pour prendre le temps de découvrir cette diversité biologique accessible en milieu urbain.

Ornithologue chevronné et bien connu du sud-ouest de Montréal, Jean-Marc Lacoste a publié récemment une vidéo qu’il a filmée à la mi-décembre dans le secteur du parc des Rapides, à Lachine. On peut y voir un couple de pygargues à tête blanche en train de construire un nid, une observation rarissime dans la région pour cette espèce considérée comme « vulnérable » au Québec.

Selon lui, la présence de cet impressionnant oiseau de proie témoigne surtout de l’importante diversité d’espèces qu’il observe tout au long de l’année, y compris en hiver, dans tout ce secteur situé sur le cours du fleuve Saint-Laurent, du parc des Rapides au parc O’Reilly, à Verdun.

Photo: Alexandre Shields Le DevoirLe cardinal rouge (ici une femelle) est très présent en milieu urbain

« Les gens sont surpris d’apprendre qu’il y a des aigles. On peut même les voir chasser. Mais il y a aussi plusieurs autres espèces. Il y a beaucoup de canards, notamment dans le secteur des rapides de Lachine. Un ornithologue me disait souvent qu’on voit plus de canards l’hiver que l’été. Hier, j’ai vu plus d’une soixantaine de garrots à œil d’or en vol. Il y avait aussi des fuligules, des grands harles et des harles couronnés », explique M. Lacoste.

Uniquement depuis le début du mois de janvier 2022, le décompte des observateurs de la faune aviaire fait état d’au moins 26 espèces d’oiseaux identifiées dans le parc des Rapides et de 29 espèces au parc O’Reilly. Et encore, ces identifications ne couvrent qu’une très petite partie du spectre des espèces qu’on peut observer tout au long de l’année. Pour le seul parc des Rapides, M. Lacoste évalue qu’on peut y voir, sur l’ensemble de l’année, entre 120 et 140 espèces d’oiseaux.

 
Photo: Alexandre Shields Le DevoirLe mâle cardinal rouge est facilement reconnaissable à son plumage rouge vif.

« La quantité d’oiseaux est incroyable si on prend le temps de regarder, souligne Jean-Marc Lacoste. Il y a moins d’espèces l’hiver, mais on peut toujours en observer plusieurs. Et dans certains cas, comme pour les rapaces, il est souvent plus facile de les observer en hiver, puisqu’ils sont toujours très actifs. » C’est le cas du faucon pèlerin, une espèce qui a bien failli disparaître, principalement en raison de l’utilisation des pesticides.

Des rapaces en ville

Directeur général de l’organisme Québec oiseaux, Jean-Sébastien Guénette estime lui aussi que la période hivernale est propice à l’observation des oiseaux de proie en milieu urbain ou à proximité des villes. Il cite en exemple la buse à queue rousse, dont on peut voir des individus posés sur des fils ou des arbres, notamment le long de l’autoroute 10, ou encore le harfang des neiges, emblème aviaire du Québec depuis plus de 30 ans. Depuis quelques jours, on rapporte aussi des observations de la chouette lapone, le plus grand hibou d’Amérique du Nord.

Photo: Alexandre Shields Le DevoirLe geai bleu est souvent aperçu en milieu urbain dans le sud du Québec.

M. Guénette ajoute que la région de Montréal compte de nombreux secteurs propices à l’observation d’une grande diversité d’espèces aviaires durant les mois les plus froids de l’année. « Au parc Jean-Drapeau, ce matin, j’ai vu une vingtaine d’espèces. Mais c’est un très bon site pour toutes les saisons. » Même constat pour le Jardin botanique de Montréal, pour le Technoparc Montréal, pour le parc Angrignon, pour plusieurs autres parcs de l’île et le parc national des Îles-de-Boucherville.

Il y a moins d’espèces l’hiver, mais on peut toujours en observer plusieurs. Et dans certains cas, comme pour les rapaces, il est souvent plus facile de les observer en hiver, puisqu’ils sont toujours très actifs. 

« Tous ces sites ont la particularité d’être facilement accessibles, insiste Jean-Marc Lacoste. Nous sommes à proximité de parcs où on peut observer des oiseaux. Moi, je pars à pied de la maison pour aller les observer. On peut aussi y aller en vélo. »

 
Photo: Alexandre Shields Le DevoirLa mésange à tête noire est une espèce emblématique du Québec, notamment en période hivernale.

Que les oiseaux soient présents ou non, ajoute-t-il, ce genre d’activité s’avère bénéfique, en particulier dans un contexte de pandémie, de confinement et de télétravail. « C’est bon pour notre santé physique d’aller à l’extérieur. Et s’il n’y a pas d’oiseaux, on peut toujours observer des paysages magnifiques. Le fleuve, en hiver, est superbe, avec les glaces, le gel, le dégel, etc. Nous sommes en ville et on se promène dans la nature. Tous les jours, je vois quelque chose d’intéressant. »

Même s’il n’existe pas de données précises à ce sujet, tout indique justement que plusieurs personnes ont découvert l’ornithologie depuis le début de la pandémie, selon Jean-Sébastien Guénette. L’organisme Québec oiseaux avait d’ailleurs lancé, dans les premiers mois de la pandémie, l’activité « Des oiseaux à la maison », afin d’inciter les citoyens à découvrir différentes espèces. Pas moins de 5000 inscriptions ont été comptabilisées.

 
Photo: Alexandre Shields Le DevoirLa sittelle à poitrine blanche est souvent observée dans les arbres, descendant le long du tronc, la tête vers le bas.

M. Guénette souligne justement que l’observation des oiseaux très près de chez soi peut être un bon moyen de « sensibilisation » à la faune, notamment pour les plus jeunes. Pour cela, il existe aussi des outils, comme des applications qui permettent d’identifier plus aisément les espèces. On compte également des clubs d’ornithologie à Montréal. Il peut aussi être utile d’installer des mangeoires en période hivernale, mais à condition de bien les entretenir et les nettoyer pour éviter que celles-ci deviennent des lieux de transmission de maladies.

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C’est le nombre d’espèces d’oiseaux identifiées dans le parc des Rapides depuis le début du mois de janvier 2022, selon le décompte des observateurs de la faune aviaire.