Secteur des Rapides: LaSalle / Verdun / Sud-Ouest

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lundi 24 février 2020

Déclin du nombre d’insectes : une catastrophe écologique ?



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Déclin du nombre d’insectes : une catastrophe écologique ?

Environnement
 26 février 2019 La rédactionLaisser un commentaireon Déclin du nombre d’insectes : une catastrophe écologique ?
Après une inquiétante alerte lancée par des chercheurs du CNRS en mars dernier concernant le déclin du nombre d’oiseaux en France, une récente recherche australienne pointe le risque de disparition d’une large partie des insectes dans le monde. Une disparition qui aurait des impacts dramatiques sur l’environnement.
40% des espèces menacées d’extinction
Selon les résultats de la recherche menée par deux chercheurs australiens et publiée en janvier dernier dans la revue universitaire Biological Conservation, près de 40 % des espèces d’insectes seraient menacées d’extinction. Le processus de déclin est par ailleurs constant : chaque année, la masse totale des insectes présents sur terre a diminué de 2,5% depuis trente ans.
Pour les deux chercheurs, le développement de l’agriculture intensive et la destruction de l’habitat naturel des insectes qu’elle amène est le principal facteur expliquant ce déclin. D’autres causes sont également évoquées comme le rôle joué par les polluants agro-chimiques, le changement climatique ainsi que le développement croissant d’espèces invasives.
Un fort impact environnemental
Cette disparition progressive est alarmante car elle pourrait avoir d’importants impacts sur l’ensemble de la chaîne alimentaire. Le déclin du nombre d’oiseaux constaté par des chercheurs du CNRS en mars dernier s’expliquerait ainsi en partie par la disparition de leur nourriture première. D’autres espèces comme les chauves-souris, les musaraignes ou les grenouilles risquent également de pâtir de la baisse du nombre d’insectes dans le monde.
Plus globalement, ce déclin pourrait avoir un impact sur le monde végétal et agricole : selon l’entomologiste Jean-François Silvain, les insectes jouent un rôle majeur dans la pollinisation, processus nécessaire à la reproduction des fleurs, des fruits et de certains légumes. Ainsi, non seulement les abeilles mais également les mouches, moustiques, fourmis, papillons, scarabées, coccinelles…participent au renouvellement des espèces florales et végétales.
Dernier rôle, et non des moindres, joué par certains insectes : la décomposition des déchets organiques (feuilles mortes, cadavres, bouses de vaches…). « Sans les coléoptères, nos pairies ne seraient que des champs de crottes de vache » conclue ainsi Jean-François Silvain.
Publié par Jean-Marc Lacoste à 05:49 Aucun commentaire:
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Les oiseaux ont-ils des oreilles ?



par France Inter publié le 27 janvier 2020 à 17h05


Est-ce que les oiseaux entendent bien ? C’est la question posée par Victor (5 ans ) et Eline (8 ans) aux "P’tits Bateaux", l’émission dominicale de France Inter animée par Noëlle Bréham où des spécialistes répondent aux questions des enfants.
Paruline jaune dans le Parc des Rapides, LaSalle








Les oiseaux ont-ils des oreilles ?
Les oiseaux ont-ils des oreilles ? © Getty / David Briard

La réponse de Guilhem Lesaffre, professeur de lettres, et administrateur du Centre ornithologique Île-de-France (CORIF) : "C’est une question qui montre que les enfants sont d’excellents observateurs. C’est vrai que lorsqu'on on voit un oiseau, on n’aperçoit pas ses oreilles.
Certaines personnes pensent parfois que les hiboux en sont pourvus à cause de leurs plumes sur le haut de la tête (les aigrettes) mais il faut tordre le cou à cette légende et dire qu’aucun oiseau n'a d'oreilles externes.
Nous, les êtres humains, nous avons des oreilles, ce qui est bien pratique pour poser nos lunettes ! Mais les oiseaux n'en ont pas. En revanche, pour entendre, ils ont bien sûr des oreilles internes, tout comme nous. 
Et pour le savoir il suffit, si vous avez l’occasion d’approcher un oiseau, de souffler sur sa tête un peu en arrière de l'œil. En soulevant des plumes, vous verrez apparaître ce qu'on appelle le conduit auditif : c’est, comme chez l’humain, l'entrée de l'oreille. Cela va permettre aux oiseaux d'entendre, et dans certains cas mieux que nous". 

Une conséquence de l’évolution

GL : "Si l’oiseau ne possède pas de pavillon externe (ce qui nous permet de rabattre les sons vers les oreilles), c'est probablement le résultat de l'évolution. Au cours des millions d'années, elle a façonné les êtres, dont les oiseaux.
Les oiseaux ont probablement été gênés par des oreilles pour voler parce qu'il n'y a rien de moins aérodynamique !
Leur conduit auditif est par ailleurs très bien protégé par des petites plumes très courtes et très résistantes qui vont empêcher l'air de s'engouffrer quand ils volent - parce que quand un oiseau vole à 100 ou 120 km/h, ce serait douloureux."

Publié par Jean-Marc Lacoste à 05:49 Aucun commentaire:
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L’Amérique du Nord a perdu trois milliards d’oiseaux depuis 1970




L'Amérique du Nord a perdu 3 milliards d'oiseaux depuis 1970

Une hirondelle à face blanche (Tachycineta thalassina).
Une hirondelle à face blanche (Tachycineta thalassina)
PHOTO : ISTOCK / STEP2626

Les oiseaux des campagnes sont les plus touchés, sans doute en raison de la réduction de la superficie des prés et des prairies, de l'extension des terres agricoles, ainsi que de l'utilisation de pesticides qui, en tuant les insectes, affectent toute la chaîne alimentaire. Cela dit, les oiseaux des forêts et les généralistes sont aussi en déclin.
Pas moins de 90 % des pertes concernent 12 familles d'oiseaux, dont des moineaux et des bruants, des parulines, des merles ou encore le chardonneret jaune.
Ces chiffres correspondent au déclin observé ailleurs, notamment en France, où l'Observatoire national de la biodiversité a estimé à 30 % le déclin des oiseaux des champs entre 1989 et 2017.
L'étude américaine combine deux sources de données.
La première vient des relevés annuels réalisés chaque printemps, au moment de la saison de reproduction, par des milliers de bénévoles, selon une méthode identique, depuis 1970. Sur un itinéraire de route de campagne de 40 kilomètres, ces observateurs s'arrêtent tous les demi-milles pendant trois minutes et comptent tous les oiseaux qu'ils voient. Les chercheurs compilent et analysent ensuite ces données.
La seconde source vient des relevés de 143 stations radars qui détectent assez finement les masses d'oiseaux pendant leur migration, la nuit. Plus de la moitié des oiseaux d'Amérique du Nord migrent, soit vers le sud des États-Unis, soit vers l'Amérique centrale ou du Sud.
Ces données radars sont moins précises, mais elles montrent aussi une diminution de 13,6 % entre 2007 et 2017, avec une marge d'erreur importante de 9 points.
Les canards et les oies sont la grande exception : leurs populations, après avoir été menacées, ont augmenté depuis 1970.
« C'est grâce à la prise de conscience des chasseurs, qui ont soutenu les mesures de protection », explique à l'AFP un des coauteurs principaux de l'étude, l'ornithologue Ken Rosenberg, de l'Université Cornell et de l'American Bird Conservancy.
« On observe la même chose partout dans le monde. L'intensification de l'agriculture et les modifications du paysage font pression sur ces populations d'oiseaux », dit M. Rosenberg.
Désormais, on voit des champs de maïs ou d'autres cultures jusqu'à l'horizon. Tout est propre et mécanisé, il n'y a plus de place pour les oiseaux, la faune et la nature.


Ken Rosenberg
Les causes sont mal comprises, mais les ornithologues évoquent d'autres facteurs, comme les chats laissés dehors, ainsi que les fenêtres contre lesquelles les oiseaux se fracassent, une cause de mortalité loin d'être anodine : le nombre d'oiseaux tués chaque année dans ces collisions a été estimé en 2014 à un chiffre variant de 365 millions à 1 milliard aux États-Unis.
Publié par Jean-Marc Lacoste à 05:22 Aucun commentaire:
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mercredi 18 septembre 2019

L'insecticide le plus utilisé au monde serait lié au déclin des passereaux


National Geographic : https://www.nationalgeographic.fr/environnement/2019/09/linsecticide-le-plus-utilise-au-monde-serait-lie-au-declin-des-passereaux

L'insecticide le plus utilisé au monde serait lié au déclin des passereaux

Les néonicotinoïdes, ces pesticides utilisés en enrobage sur les graines, agissent comme un coupe-faim chez les oiseaux et leur font perdre du poids en quelques heures.mercredi 18 septembre 2019

De Stephen Leahy
Une étude a démontré que les bruants à gorge blanche, comme celui-ci, perdaient rapidement du poids …
Une étude a démontré que les bruants à gorge blanche, comme celui-ci, perdaient rapidement du poids après avoir consommé des graines enrobées de néonicotinoïdes, l'insecticide le plus utilisé à l'heure actuelle aux États-Unis.
PHOTOGRAPHIE DE EDUCATION IMAGES/ UNIVERSAL IMAGES GROUP/ GETTY IMAGES
L'insecticide le plus utilisé au monde a été relié à un déclin dramatique des populations de passereaux d'Amérique du Nord. Pionnière en la matière, une étude a révélé qu'un passereau qui consommait l'équivalent d'une ou deux graines enrobées de néonicotinoïdes souffrait d'une perte de poids immédiate qui l'obligeait à retarder son voyage.
Bien que les oiseaux finissent par se rétablir, ce retard pourrait considérablement affecter leurs chances de survie et de reproduction, déclarent les chercheurs canadiens dont l'étude était publiée le 12 septembre par la revue Science.
« Nous avons démontré le lien évident qui existe entre l'exposition aux niveaux réels de néonicotinoïdes et l'impact sur les oiseaux, » explique Margaret Eng, auteure principale et chercheure post-doctoral au Toxicology Center de l'université de Saskatchewan.
La migration printanière des oiseaux s'effectue à la période des semis pour les agriculteurs et la plupart des cultures aux États-Unis et au Canada proviennent de graines traitées aux néonicotinoïdes. Les oiseaux subissent donc potentiellement une exposition répétée sur les sites successifs où ils s'arrêtent pour se nourrir et se reposer, ce qui aurait pour conséquence d'amplifier les retards et leurs effets néfastes, peut-on lire dans la conclusion de l'étude.
Introduits à la fin des années 1980, les néonicotinoïdes étaient présentés comme une alternative plus sûre aux précédents insecticides. Cependant, étude après étude, les résultats montrent qu'ils jouent un rôle majeur dans le déclin des insectes et plus particulièrement des abeilles. L'Union européenne a interdit l'utilisation de ces insecticides en 2018 en raison de leurs effets dévastateurs sur les pollinisateurs. Cette étude représente donc un nouveau maillon de la chaîne des problèmes environnementaux ; un maillon qui montre que le recours aux néonicotinoïdes est néfaste pour les oiseaux et par conséquent, que les populations d'oiseaux encourent un risque, déclarait Eng dans une interview.
C'est la première preuve des « effets comportementaux de l'intoxication aux néonicotinoïdes chez les oiseaux vivant en liberté, » déclare Caspar Hallmann, écologiste à l'université Radboud de Nimègue aux Pays-Bas.
Il est probable que ces résultats s'appliquent à d'autres espèces d'oiseaux dont le régime alimentaire comporte des graines enrobées de pesticides, ajoute Hallman, qui n'a pas pris part à l'étude parue dans Science mais a publié ses propres travaux dans lesquels il établit un lien entre le déclin généralisé des oiseaux insectivores et l'utilisation des néonicotinoïdes.
Les populations de plus de 75 % des passereaux et d'autres oiseaux qui dépendent de l'habitat agricole d'Amérique du nord ont considérablement chuté depuis 1966. La nouvelle étude montre comment les néonicotinoïdes auraient directement contribué à ce déclin. Le mois dernier, une étude globale concluait que l'utilisation généralisée des néonicotinoïdes avait rendu le paysage agricole américain 48 fois plus toxique pour les abeilles, et probablement d'autres insectes, qu'il ne l'était il y a 25 ans.


DES PASSEREAUX CHÉTIFS

Afin d'étudier les impacts sur les oiseaux en liberté, les chercheurs ont capturé des bruants à gorge blanche lors d'une étape de leur itinéraire migratoire printanier qui les mènent habituellement des États-Unis aux régions boréales du Canada. Chaque bruant recevait soit une faible dose du néonicotinoïde le plus utilisé, l’imidaclopride, soit une dose légèrement plus forte, soit aucun insecticide.
Chaque oiseau était ensuite pesé et sa composition corporelle était mesurée avant et après avoir été exposé aux insecticides. Six heures plus tard, à la seconde pesée, les oiseaux qui avaient reçu une dose supérieure de pesticide avaient perdu 6 % de leur masse corporelle.
La dose la plus forte est l'équivalent pour un oiseau de la consommation d'un dixième de graine de tournesol ou de maïs enrobée d'imidaclopride ou de deux ou trois grains de blé, illustre Christy Morrissey, coauteure et écotoxicologue à l'université de Saskatchewan. « C'est une quantité minuscule, une toute petite fraction de ce que ces oiseaux consomment quotidiennement, » déclarait Morrissey lors d'une interview.
L'imidaclopride, même à très faible dose, a un effet coupe-faim sur les bruants. Ils étaient léthargiques et n'étaient pas du tout intéressés par la nourriture, explique-t-elle. « Nous avons observé le même comportement chez les oiseaux en captivité dans une étude précédente. »
Cette étude a été publié en 2017 dans Scientific Reports.
Ce n'est pas surprenant étant donné que les néonicotinoïdes sont chimiquement proches de la nicotine et stimulent les cellules nerveuses, allant même jusqu'à les tuer à très forte dose. L'intoxication à la nicotine est très rare chez l'Homme car une forte consommation rend malade avant d'aller plus loin. À faible dose, la nicotine supprime l'appétit chez l'Homme et la même chose semble se produire chez les oiseaux.

DES LENDEMAINS DIFFICILES

Les bruants capturés ont été relâché peu après la seconde pesée, le temps de coller derrière leurs ailes un minuscule émetteur. Cet émetteur a permis de suivre leurs mouvements dans la nature. Les bruants exposés aux néonicotinoïdes n'ont pas immédiatement repris leur envol comme l'ont fait les oiseaux sains. D'après l'étude, les bruants ayant reçu une forte dose sont restés dans les environs du site de capture pendant 3,5 jours pour récupérer de leur intoxication et reprendre le poids qu'ils avaient perdu.
Fort heureusement, les oiseaux métabolisent rapidement l'imidaclopride. Cependant, un retard de 3,5 jours au cours d'une migration pourrait réduire les chances de reproduction, poursuit Morrissey. « Les petits oiseaux ne se reproduisent qu'une ou deux fois dans leur vie, ces opportunités ratées pourraient donc entraîner un déclin des populations. »
« Lorsque les oiseaux migrent, ils ont désespérément besoin de prendre du poids lors des différentes étapes de leur itinéraire afin de poursuivre leur voyage, » explique Steve Holmer de l'American Bird Conservancy.
Cette nouvelle étude a également montré que les bruants perdaient un autre élément essentiel, leur graisse corporelle, en moyenne 9 % pour ceux dont la dose était faible et 17 % pour ceux dont la dose était plus forte. Cette exposition aux néonicotinoïdes pourrait donc les priver de « l'énergie dont ils ont besoin pour réussir leur accouplement une fois arrivés sur leurs sites de reproduction, » écrivait Holmer dans un e-mail.
David Fischer est scientifique et directeur du service Pollinator Safety chez Bayer Crop Science, le principal fabricant de l'imidaclopride. Selon lui, il n'y a aucune preuve que les doses administrées dans l'étude « reflètent les niveaux d'exposition réels des passereaux sur les terrains agricoles. »
De petits passereaux, comme les bruants à couronne blanche, sont « incapables d'avaler de grandes graines comme celles du maïs ou du soja, » écrivait-il par e-mail.
Cependant, Charlotte Roy a observé différentes espèces de bruants et d'autres oiseaux mais également des souris, des cerfs et même des ours noirs en train de manger des graines de maïs, de soja ou de blé enrobées de pesticides. Elle a consigné ses résultats dans un rapport publié le 10 septembre dans la revue Science of The Total Environment. Écologiste spécialiste des espèces sauvages au sein du service des ressources naturelles du Minnesota, Roy indique que les petits oiseaux brisent les graines trop grandes et consomment soit ce qu'il y a à l'intérieur, soit les morceaux à leur portée.
« Ils n'ont pas besoin de consommer l'intégralité de la graine pour être exposés, » assurait-elle lors d'une interview.
Dans son étude, Roy et ses collègues ont simulé des chutes de graines qui se produisent au printemps lors de l'ensemencement pour voir si les différentes espèces sauvages étaient attirées par cette source de nourriture. Il n'aura fallu aux oiseaux qu'un jour et demi pour trouver ces graines. De même, ils ont réussi à trouver les graines enrobées de néonicotinoïdes sur la surface du sol dans 35 % des 71 champs récemment ensemencés examinés.
C'était la première fois qu'une étude cherchait à savoir si les graines traitées étaient directement disponibles à la consommation pour la faune nord-américaine. « Les taux de perte de semences sont bien plus élevés que quiconque ne l'avait prévu, » témoigne-t-elle.
Les agriculteurs ne savent généralement pas à quel point ces graines traitées sont dangereuses pour la faune, conclut Roy.

Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.

Publié par Jean-Marc Lacoste à 11:39 Aucun commentaire:
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vendredi 13 septembre 2019

Parc des Rapides, LaSalle



Ancienne énergie hydroélectrique alimentée par les Rapides de Lachine

Par: Olivier Croteau Messager Lachine / Dorval






Que ce soit pour l’adrénaline des sports extrêmes ou bien pour éclairer les domiciles, les Rapides de Lachine ont occupé une place bien importante au fil des siècles. Et à une époque où le Messager de Lachine venait tout juste de voir le jour, l’énergie électrique existante provenait majoritairement de ces forts courants.
C’est durant la seconde moitié du 19e siècle que les rapides sont devenus l’une des plus grandes attractions touristiques de la province pour les amateurs de sensations fortes. Le nombre de passagers par année y descendant en bateau pouvait atteindre les 20 000.
En plus de jouer un rôle de divertissement, les rapides ont servi de source d’énergie avec la construction du barrage et de la centrale hydroélectrique de la compagnie Lachine Rapids Hydraulic and Land Company, en 1897.
L’énergie générée par le courant pouvait atteindre plusieurs centaines de mégawatts suffisants pour alimenter tout Lachine et Dorval, en plus d’une grande partie de Montréal.
«La raison pour laquelle ils avaient jugé bon de construire la centrale à cet endroit, c’était qu’il y avait, dans les rapides, un des plus grands potentiels hydroélectriques au Canada», explique André Robichaud, trésorier et membre fondateur de la Société d’histoire de Lachine.

Fermeture

Même si la centrale était considérée comme la plus puissante des installations du genre au Québec, elle a fermé de façon prématurée en 1931, puis détruite.
«Le problème, c’était que les hivers étaient trop rigoureux, ajoute M. Robichaud. Une couche de glace se formait sur la centrale, ce qui la faisait fonctionner plus difficilement. D’année en année, elle devenait moins rentable.»
En raison de son état désuet, la structure a été démantelée en 1948. La digue à proximité a ensuite subi de gros travaux qui ont mené à l’aménagement de ce qui est devenu le parc des Rapides, sur le territoire actuel de l’arrondissement de LaSalle.
Aujourd’hui, seuls des vestiges peuvent y être observés. Le parc est reconnu pour ses nombreux oiseaux migrateurs et sa vue prenante sur les Rapides de Lachine.
Publié par Jean-Marc Lacoste à 11:27 1 commentaire:
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mardi 20 août 2019

Secteur des Rapides: LaSalle / Verdun / Sud-Ouest


1- Montage vidéo des photos récentes
Youtube: en cliquant sur l'image ci-dessous

2- L'ensemble des photos.
Flickr: en cliquant sur l'image ci-dessous:








Publié par Jean-Marc Lacoste à 05:27 Aucun commentaire:
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jeudi 15 août 2019

Couleuvre brune par Nature-Action


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Les couleuvres : méconnues, mal aimées et pourtant si utiles !

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Ingrid Vandenhecke vous parle des couleuvres le L’Île-des-Sœurs et de leur importance dans le maintien d’un écosystème en bonne santé.

Inoffensives, les couleuvres de l'Île-des-Soeurs contribuent à la biodiversité de l'Île !

Qu’elles soient craintes ou qu’elles suscitent la curiosité, les couleuvres ne manquent pas de faire réagir les promeneurs et les jardiniers de L’Île-des-Sœurs qui les rencontrent. 
A L’Île-des-Sœurs, au Domaine Saint-Paul et dans nos jardins, on peut observer la couleuvre rayée et la couleuvre brune. Il faut savoir que les couleuvres du Québec ne possèdent pas de crochet à venin.  Par conséquent, leur morsure, qui n’arrive qu’en cas d’extrême maladresse de celui qui les manipule, est totalement inoffensive. 
Ces reptiles méconnus sont  à la fois des proies et des  prédateurs, ce qui en fait un maillon essentiel de l’écosystème de L’Île-des-Sœurs. Protéger et respecter les couleuvres permet d’offrir de la nourriture à plusieurs habitants du boisé, comme le grand héron, la tortue serpentine, la buse à épaulettes et le faucon émerillon. Ce sont aussi des exterminateurs naturels limitant les problèmes de surpopulation de rongeurs, crapauds et grenouilles dans nos milieux naturels et à proximité des résidences. Ce sont généralement des alliées des jardiniers amateurs.

La couleuvre rayée

La couleuvre rayée peut atteindre plus d’un mètre, est facile à reconnaître avec ses trois rayures jaunes ou orangées sur son dos foncé. Commune ici dans L’Île, comme dans tout le sud du Québec, la couleuvre rayée peut vivre dans différents milieux, autant humides que terrestres, ouverts ou fermés.  Active durant le jour, elle recherche particulièrement les berges de cours d’eau ou de lac, où elle nage pour chasser de petits poissons, traque les têtards, les grenouilles, les crapauds, divers insectes et les vers de terre dans la végétation humide.

La couleuvre brune


La couleuvre brune est la plus rare des couleuvres québécoises et ne se rencontre que dans la région de Montréal. Depuis 1992,  elle a le statut provincial d’espèce susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable principalement à cause de la destruction de son habitat naturel au profit de l’étalement urbain.  La couleuvre brune est un petit reptile qui mesure généralement entre 25 et 35 cm.  Les deux rangées de points noirs sur son dos brunâtre et la barre verticale foncée sur les tempes sont caractéristiques de l’espèce.  Elle habite divers milieux ouverts où des abris sont présents, en région urbaine.  Elle se nourrit de limaces, de vers de terre et de nombreux escargots du boisé qu’elle est capable d’extraire de leur coquille avant de les avaler.
La prochaine fois que vous croiserez le chemin d’une couleuvre, pensez à son importance pour l’écosystème et le maintien de la biodiversité de L’Île. Prenez aussi le temps de l’observer (sans la toucher) et appréciez sa beauté!
Ingrid Vandenhecke
Publié par Jean-Marc Lacoste à 10:45 Aucun commentaire:
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