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mercredi 2 mars 2022

5 oiseaux d’ici : Bec croisé bifascié, Grand pic, Pygargue, Bruant et Pic mineur

 


NOUVELLES D'ICI

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Bec croisé bifascié
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5 oiseaux d’ici : Bec croisé bifascié, Grand pic, Pygargue, Bruant et Pic mineur

Jean-Marc Lacoste a pris des milliers de photos (et de vidéos !) d’oiseaux sur les berges de Verdun, au parc des Rapides à LaSalle ainsi qu’au parc Angrignon dans le Sud-Ouest.
Dans cette quatrième collaboration spéciale en images, il nous propose de découvrir les noms et particularités de 5 oiseaux d’ici !

Noms d’oiseaux et… signes distinctifs

Tous ces oiseaux ont été photographiés dans notre secteur. Ce sont donc tous des oiseaux d’ici !

Grand pic

Grand pic
C’est le plus grand des pics. Il se distingue par sa taille – entre 40 et 49 cm – et sa huppe rouge vif.
Cet oiseau habite dans les forêts de grands arbres.

Bec croisé bifascié

Bec croisé bifascié
Voici un oiseau qui n’est pas facile d’approche. Plutôt rare, il est présent seulement dans les conifères. Son bec croisé, très particulier, est impressionnant et il lui a valu son nom.

Pygargue à tête blanche

Pygargue à tête blanche
Il s’agit du plus grand oiseau du Québec : 83 cm de long et 201 cm d’envergure ! Une tentative de nidification du pygargue à tête blanche avait été remarquée en mars 2010 dans notre secteur. Cette année, un nid a été observé dans les îles du parc des Rapides.

Pic mineur

Pic mineur
Le pic mineur est la plus petite et peut-être la plus connue des espèces du Canada.
C’est également le pic le plus commun dans l’Est de l’Amérique du Nord.

Bruant hudsonien

Bruant hudsonien
Vivant dans les régions au climat froid, le brunat hudsonien passe l’hiver dans le sud du Québec.
Cet oiseau est donc présent dans notre paysage mais jamais en abondance.

Où apercevoir ces oiseaux d’ici ?

Le parc des Rapides à LaSalle reste l’un des meilleurs endroits pour apercevoir ces oiseaux (en fonction de la période de l’année) et bien d’autres.

Jean-Marc Lacoste
(Crédit photo : Hélène Racine)

Jean-Marc Lacoste
Collaboration spéciale
Résident de Verdun depuis toujours, Jean-Marc Lacoste est l’un des photographes attitrés des stars des berges et du parc des Rapides, les centaines d’oiseaux qui les fréquentent. Bénévole pour Héritage Laurentien, l’ancien élu partage aussi son amour des oiseaux au cours de conférences dans les écoles primaires d’ici.

Toutes les photos d’oiseaux de cet article ont été prises par Jean-Marc Lacoste.

mardi 1 mars 2022

Les oiseaux d'ici... Connaissez-vous la belle diversité des oiseaux d’ici ?

 

NOUVELLES D'ICI

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Oriole de Baltimore - Oiseaux du parc des Rapides
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5 oiseaux d’ici en images : Harles huppé et couronné, Grand Héron, Sterne Pierregarin et Oriole de Baltimore

Jean-Marc Lacoste a pris des milliers de photos (et de vidéos !) d’oiseaux sur les berges de Verdun, au parc des Rapides à LaSalle ainsi qu’au parc Angrignon dans le Sud-Ouest.
Dans cette collaboration spéciale en images, il nous propose de découvrir les noms et particularités de 5 oiseaux d’ici !

Noms d’oiseaux et… signes distinctifs

À l’exception du Harle couronné pour lequel le fait n’a pas été validé (même si c’est possible), la nidification de tous ces oiseaux se fait dans notre secteur. Ce sont donc tous des oiseaux d’ici !

Harle huppé (Oiseaux du parc des Rapides)

Harle huppé
Cette espèce se reproduit à des latitudes pouvant atteindre jusqu’à 75 degrés Nord.
Le Harle huppé a été identifié comme une priorité de conservation.

Harle couronné (Oiseaux du parc des Rapides)

Harle couronné
Il vit près des plans d’eau des forêts et peut être aperçu dans les parcs lors des migrations.
Le Harle courroné est présent au Québec, au sud de la Baie-James.

Grand Héron (Oiseaux du parc des Rapides)

Grand Héron
La zone de nidification de cet oiseau est… la bien nommée Île aux Hérons en face de LaSalle et de Verdun. La plupart des Hérons passent l’hiver dans le Sud.

Oriole de Baltimore - Oiseaux du parc des Rapides

Oriole de Baltimore
Il effectue une migration annuelle entre l’Amérique du Nord et les régions tropicales du bas du Mexique et de la Floride, de l’Amérique centrale et le nord de l’Amérique du Sud.

Sterne pierregarin (Oiseaux du parc des Rapides)

Sterne pierregarin
Cet oiseau niche de la mi-mai jusqu’en août. Sa zone de nidification se trouve au large de Verdun. Selon l’inventaire 2021 d’Héritage Laurentien, 198 nids et 496 oeufs ont été comptabilisés.

Où apercevoir ces oiseaux d’ici ?

Le parc des Rapides à LaSalle reste l’un des meilleurs endroits pour apercevoir ces oiseaux (en fonction de la période de l’année) et bien d’autres.

Jean-Marc Lacoste
(Crédit photo : Hélène Racine)

Jean-Marc Lacoste
Collaboration spéciale
Résident de Verdun depuis toujours, Jean-Marc Lacoste est l’un des photographes attitrés des stars des berges et du parc des Rapides, les centaines d’oiseaux qui les fréquentent. Bénévole pour Héritage Laurentien, l’ancien élu partage aussi son amour des oiseaux au cours de conférences dans les écoles primaires d’ici.

Toutes les photos d’oiseaux de cet article ont été prises par Jean-Marc Lacoste.

lundi 28 février 2022

Petit Garrot par Faune et Flore du pays - Fédération Canadienne de la faune

 

Photo 27 février 2022 " Petit-Garrot dans le parc des Rapides, Lasalle "


Cet oiseau :


est l’une des espèces de canards les plus rares de l’Amérique du Nord

emmagasine jusqu’à 115 g de réserves de graisse – soit plus du quart de son poids – en prévision de la migration

adopte, au cours de la parade nuptiale, une posture rappelant le « ski nautique » en exhibant ses pattes et son plumage

est le seul, de tous les canards qui nichent dans les arbres, à être suffisamment petit pour occuper les nids des pics


Description

Le Petit Garrot (Bucephala albeola) est le plus petit canard plongeur du Canada. Son plumage noir et blanc vivement contrasté et son activité incessante lui valent une attention sans commune mesure avec sa population relativement restreinte.

Le Petit Garrot est un oiseau trapu dont le poids moyen atteint 450 g chez le mâle et 340 g chez la femelle. Il est toutefois beaucoup plus lourd au moment de la migration, parce qu’il peut avoir emmagasiné jusqu’à 115 g de réserves de graisse en prévision de son périple. Les chasseurs le qualifient parfois de « patapouf ».

Le mâle adulte a le dos noir et la poitrine blanche, et ses pattes sont d’un rose vif. Il arbore un triangle blanc à l’arrière de la tête, et chaque aile est traversée sur le long par une large bande blanche. La femelle, de même que le mâle d’un an ou moins, est plus terne; les zones sombres sont gris noirâtre ou brunâtres plutôt que franchement noires, et les blanches ont moins d’éclat et sont moins étendues que chez le mâle adulte. À l’instar de ses cousins, le Garrot à œil d’or et le Bec-scie couronné, le Petit Garrot mâle n’acquiert son plumage d’adulte qu’au cours de son deuxième hiver et commence à se reproduire peu avant d’avoir deux ans.

Signes et sons

Le mâle et la femelle sont habituellement silencieux : le seul cri fréquent des Petits Garrots est le croassement rauque qu’émet la femelle lorsque son nid ou sa couvée est menacé.

Habitat et habitudes

Le Petit Garrot s’affaire constamment et ses mouvements sont à la fois brusques et énergiques. Quand il se repose, ce qui est rare, c’est sur l’eau et en bandes, comme le font les canards plongeurs de la tribu Aythya (Petit Fuligule, Grand Fuligule, Fuligule à tête rouge et Fuligule à dos blanc). Quand il n’est pas en quête de nourriture, le Petit Garrot se consacre au lissage de ses plumes ou à la parade nuptiale.

En hiver, il fréquente les eaux peu profondes et abritées des anses et des estuaires, ainsi que les lagunes au fond boueux ou graveleux; il se nourrit souvent à proximité des anciens quais ou des estacades flottantes. Peu importe la saison, on le voit rarement le long des côtes dégagées. Comme site de reproduction, il préfère les petits étangs, situés habituellement au cœur des boisés. Contrairement aux espèces apparentées, il niche rarement près des rivières ou des lacs plus vastes, peut-être parce que ces eaux abritent le grand brochet, un gros poisson qui se nourrit volontiers de canetons.

Le Petit Garrot, qui n’est ni grégaire ni sociable, fait généralement partie d’un groupe de dix oiseaux ou moins. Lorsque celui-ci compte des individus des deux sexes, les parades nuptiales sont fréquentes, mais les femelles ne réagissent qu’aux avances des mâles âgés de plus d’un an.

Caractéristiques uniques

Souvent, le mâle tente de chasser un rival qui veut courtiser sa femelle en fonçant vers lui à la surface de l’eau ou n plongeant pour ressortir directement sous l’intrus, dans un énorme éclaboussement qui se voit de très loin et qui lui est propre. Ce comportement permet de reconnaître le Petit Garrot, même quand la distance empêche de le distinguer nettement.

Aire de répartition

La répartition du Petit Garrot


Les Petits Garrots sont présents dans tout le pays, quoique presque toujours en colonies restreintes. Au printemps et à l’été, la plupart des oiseaux nichent à l’est de la chaîne côtière de la Colombie-Britannique et dans la moitié septentrionale de l’Alberta, mais on peut aussi les voir en petits nombres à l’Est, en Ontario et même au Québec, ainsi que dans le Grand Nord, dans la partie Sud de l’Alaska, du Yukon et du fleuve Mackenzie. En hiver, on peut souvent les observer le long de la côte Ouest du Canada et régulièrement dans leurs zones de prédilection situées près du lac Ontario ainsi que le long des côtes méridionales du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. La plupart d’entre eux, cependant, hivernent aux États-Unis, du New Jersey à la Caroline du Nord, à l’est, et de l’État de Washington au centre de la Californie, à l’Ouest.

Les Petits Garrots émigrent vers le sud, tard en automne, et font une première apparition dans les régions habitées du Canada à la fin d’octobre et au début de novembre. Les oiseaux provenant de la Colombie-Britannique et du district de la rivière de la Paix, en Alberta, se dirigent directement vers le Pacifique en franchissant les montagnes à haute altitude. Ceux qui partent du centre de l’Alberta volent vers le sud, au-dessus des montagnes de l’Idaho et de l’Utah, jusqu’aux réservoirs disséminés du Nouveau-Mexique, de l’Arizona, du Nevada et du Sud de la Californie. La plupart, cependant, survolent les Prairies en mettant le cap sur l’est et le sud-est en direction de l’Atlantique. Le Minnesota, le Wisconsin, le lac Érié et la côte atlantique sont au nombre de leurs principales haltes migratoires; la distance entre ces régions est d’environ 800 km, soit l’équivalent d’une nuit de vol pour des canards voyageant à une vitesse moyenne de 55 à 65 km/h.

Bien que des Petits Garrots bagués en Alberta aient été abattus dans 36 États américains et cinq provinces canadiennes, aucun n’a encore été retrouvé en Saskatchewan, et une seule prise a été signalée au Montana; il semblerait donc que ces deux régions soient franchies d’une seule traite. Quelques-uns obliquent vers le sud pour aller hiverner dans les vallées du Mississippi et du Tennessee, ou encore le long du golfe du Mexique, mais la plupart poursuivent leur route vers l’est, en direction de l’Atlantique. De petits nombres font leur apparition dans les États du nord et dans le Sud de l’Ontario, mais les grands déplacements ont plutôt lieu pendant la seconde moitié d’avril. Comme pour la plupart des canards, la migration printanière est plus longue que celle de l’automne, parce que les oiseaux doivent attendre le dégel des eaux dans les régions septentrionales. En Colombie-Britannique, les premiers à gagner l’intérieur des terres sont majoritairement des adultes mâles sans partenaire; il semble, toutefois, que cette particularité soit exclusive à cette région.

Alimentation

Le Petit Garrot se nourrit toujours en plongeant, même dans les bas-fonds. Comme c’est au fond des plans d’eau qu’il trouve la majeure partie de sa nourriture, ses plongeons sont plus longs en eau profonde. Il s’alimente surtout d’arthropodes, principalement des larves d’insectes en eau douce et des petits crustacés, comme des crevettes, des crabes et des amphipodes, en eau salée. À l’automne, il mange beaucoup de graines de plantes aquatiques et, en hiver, il extrait de petits escargots de mer ou des myes d’eau douce de leurs habitats respectifs. 

Reproduction

La parade nuptiale, qui dure tout l’hiver, s’intensifie à l’approche du printemps, mais la pariade semble se conclure surtout au moment de la migration printanière, puisque les couples sont déjà formés lorsqu’ils parviennent aux sites de nidification. De même que chez la plupart des canards plongeurs, les mâles sont plus nombreux que les femelles, c’est pourquoi beaucoup d’entre eux resteront sans partenaire.

Pendant la parade nuptiale, le mâle multiplie les mouvements rapides et saccadés qui consistent le plus souvent en des hochements de tête. La manifestation la plus spectaculaire est celle où, tête et queue baissées, il survole rapidement la femelle en battant des ailes plus bas que son corps et atterrit en glissant comme s’il faisait du ski nautique pour mieux exhiber ses pattes et son plumage. Ainsi qu’on a pu l’observer chez la plupart des canards et chez d’autres oiseaux aquatiques, la parade se termine généralement par une extension de tout le corps vers le haut et des battements d’ailes.

Dans la plupart des régions, les Petits Garrots commencent à nidifier peu après leur arrivée. La femelle pond ses œufs dans le creux d’un arbre, de préférence dans un nid de pic abandonné. Les espèces apparentées, comme les Garrots à œil d’or et les Becs-scies, nichent elles aussi dans les arbres, ce qui explique que certains les qualifient de « canards branchus ». Toutefois, le vrai Canard branchu vit plus au sud et n’a strictement rien à voir avec les canards plongeurs qui préfèrent nicher dans les arbres. Le Petit Garrot est le seul de cette espèce à utiliser les nids de pics, les autres canards ayant besoin de cavités plus grandes.

La couvée compte habituellement de sept à 11 œufs, mais ce nombre peut être aussi bas que cinq ou aussi élevé que 14. Il arrive aussi que plus d’une femelle ponde dans un même nid, ce qui donnera un total d’une quinzaine ou même d’une vingtaine d’œufs. Ces nids de dépôt, qui peuvent être abandonnés sans qu’il y ait eu incubation, sont plus rares chez le Petit Garrot que chez les canards plus gros qui ont davantage de difficulté à trouver un site de nidification. En général, les œufs sont pondus à des intervalles de plus de 24 heures. L’incubation, c.-à-d. le maintien des oeufs au chaud jusqu’à l’éclosion, dure une trentaine de jours, et les poussins sortent de leur coquille entre le milieu et la fin de juin. Les canetons restent au nid pendant une période de 24 à 36 heures après l’éclosion, puis la mère les mène au plan d’eau le plus proche. Les pertes de canetons survenant pendant ce trajet pourraient bien expliquer la rareté ou l’absence de cette espèce dans les sous-bois touffus.

Bucephala albeola / Le Petit Garrot

Bucephala albeola / Le Petit Garrot
Photo: USFWS/Donna Dewhurst

La femelle prend grand soin de ses petits pendant environ un mois, jusqu’au moment où elle les quitte pour muer, c.-à-d. pour renouveler son plumage. Quand ils sont encore très jeunes, les canetons ont fréquemment besoin d’être couvés (gardés au chaud). En effet, un temps froid et humide peut occasionner de nombreuses pertes chez les oisillons de moins de deux semaines. D’autres seront dévorés par les brochets ou d’autres prédateurs, de sorte qu’à peu près la moitié des petits survivront assez longtemps pour prendre leur envol, soit à l’âge de sept à huit semaines. Pendant ce temps, les adultes gagnent vers leur lac préféré pour la mue annuelle de leurs plumes voilières. Ils sont incapables de voler pendant les trois semaines que dure cette activité, qui a normalement lieu en juillet pour les mâles et en août pour les femelles. En septembre, les Petits Garrots, sans distinction d’âge, renouvellent leur plumage et accumulent des réserves de graisse en prévision de la migration d’automne.

Conservation

Plusieurs facteurs concourent à réduire le nombre et l’aire de répartition du Petit Garrot, l’une des espèces de canards les plus rares de l’Amérique du Nord. Comme celui-ci niche dans des creux d’arbres, il ne peut s’établir ni dans les grandes plaines ni dans la toundra. Vu la petite taille des canetons, le trajet entre le nid et l’eau, dans les secteurs où la végétation est touffue, s’avère plus risqué pour le Petit Garrot que pour les canards plus grands, ce qui contribue sans doute à limiter l’aire de répartition aux seules forêts claires. L’essartage des forêts-parcs dans les Prairies a détruit une grande partie d’un excellent habitat. La rareté des endroits propices à la nidification, probablement aggravée par la mortalité des jeunes attribuable aux brochets et à la température inclémente, restreint la densité de la population reproductrice dans la plus grande partie de l’aire de répartition.

Dans un habitat propice, lorsque les autres facteurs ne sont pas défavorables, on pourrait s’attendre à ce que la quantité de la nourriture disponible contribue à stabiliser les populations de Petits Garrots. Cependant, il est probable que la distance entre les couples reproducteurs réduit au minimum la concurrence pour la nourriture entre les Petits Garrots de même qu’avec les autres espèces de canards. Rien n’indique que la maladie ou les prédateurs, autres que les chasseurs, aient jamais limité la population de ces canards.

Bien que la chasse au Petit Garrot soit pratiquée un peu partout en Amérique du Nord, cette espèce ne représente pas plus de deux pour cent de tous les canards abattus au Canada. Peu méfiant, cet oiseau est une cible facile, mais comme sa chair est peu abondante comparativement à celle de la plupart des canards, il est dédaigné par les chasseurs. À l’instar des autres canards qui se nourrissent d’animaux, la chair du Petit Garrot a un go?t assez prononcé, surtout quand il s’alimente en mer. Il ne constitue donc pas un important oiseau considéré comme gibier, et il est peu probable qu’il le devienne.

En revanche, les ornithologues amateurs et les aviculteurs apprécient grandement le Petit Garrot à la fois pour son apparence remarquable et pour sa relative rareté. Son activité incessante de même que son plumage caractéristique en font l’un des canards les plus faciles à reconnaître et particulièrement intéressants à observer. Pour les humains, le Petit Garrot a plus de valeur comme objet d’émerveillement que comme espèce faisant l’objet de la chasse. Puisse-il continuer longtemps à rehausser nos eaux de sa présence!


La mésange à tête noire, fidèle compagne par Michel-Paul Côté -27 février 2022 - Charlevoisin

 


La mésange à tête noire visite nos mangeoires avec une grande loyauté.

S’il y a un oiseau avec lequel tous les amateurs sont familiers, il s’agit bien de la mésange à tête noire. On la retrouve partout, tout particulièrement autour des mangeoires.

La mésange est une résidente permanente. On la retrouve dans toutes les régions du Québec, au Canada et dans le nord des États-Unis. Elle s’accommode de tous les habitats, forêts, parcs, jardins, autant à la ville qu’à la campagne.


Facile à reconnaître, elle mesure environ 13 centimètres et porte toujours sa calotte noire caractéristique. Les yeux sont vifs, presque rieurs. Les joues sont blanches, et elle montre un triangle noir sur la gorge. Le dos est gris, le dessous clair, les côtés un peu rouillés, et la queue gris sombre.


Elle est grandement appréciée de tous à cause de son comportement. La mésange s’accommode bien de la présence humaine, est curieuse, et adopte presque immédiatement une nouvelle mangeoire installée près d’une fenêtre.


L’hiver, on voit rarement une mésange seule. Elle vit en groupe, de 4 à 12 individus, en fonction d’une hiérarchie bien établie, basée sur la dominance de chaque oiseau. Il s’agit d’une cellule familiale, composée d’un couple accompagné des juvéniles. Une bande de mésanges est bruyante, échangeant continuellement leur caractéristique tchic-a-di-di-di… C’est ainsi que les informations sont partagées concernant les prédateurs et la présence de nourriture. Le territoire de chaque bande s’étend sur une douzaine d’hectares. La bande s’y déplace lentement, le long des sentiers, allant de buisson en buisson. La mésange cache souvent de la nourriture dans les cavités des arbres, et démontre une mémoire remarquable pour retrouver ses centaines de cachettes. L’oiseau est territorial, et défend agressivement son domaine.


Lors des nuits glaciales de janvier, la bande se réfugie sous les branches denses des conifères, bien à l’abri des vents et de la neige. Les oiseaux gonflent leur plumage afin de créer une couche isolante d’air et de duvet, et abaissent la température de leur corps de 12 degrés afin de préserver de l’énergie.


Dans son jardin, il est facile d’attirer la mésange. Une simple mangeoire ronde, ou même un plateau, le tout rempli de graines de tournesol, sont garants de succès. Si vous êtes un peu patient, une main tendue avec quelques graines a de bonnes chances d’attirer une mésange. Elles se laissent observer de très près, et attendront même patiemment à côté de vous pendant que vous remplissez la mangeoire.


Au printemps, la bande commence à se disperser. Les juvéniles iront faire leur vie ailleurs, et le couple s’affaire à fonder une nouvelle famille.


Même si les bandes de mésanges sont moins fréquentes avec le retour du beau temps, vous continuerez d’accueillir l’oiseau pendant l’été si vous maintenez une mangeoire et offrez du tournesol. Il s’agit généralement du couple initial et des jeunes de l’année, nés au printemps.


La nourriture principale des mésanges pendant l’été est constituée d’insectes, ce qui rend la présence des mésanges souhaitable autour des domiciles.


La mésange joue un rôle important dans la popularité de l’activité d’observation des oiseaux. Nul ne demeure insensible à la vue des mésanges qui s’activent du matin au soir dans la cour arrière. Le simple fait que ce petit oiseau si sympathique et familier soit toujours présent à votre mangeoire, 12 mois par année, beau temps mauvais temps, contribue assurément à notre appréciation de la faune ailée.


En guise de conclusion, dans Charlevoix, on observe parfois la cousine, la mésange à tête brune. Comme l’indique le nom, sa calotte est brune. Elle quitte plus rarement sa forêt. Légèrement plus petite que la mésange à tête noire, elle habite les régions plus au nord. Elle est parfois observée à l’Est de Port-au-Persil, et un peu partout sur la côte nord. Je la cherche depuis 50 ans, sans succès… Si vous savez où je peux la voir, faites-moi signe. Mon adresse courriel est oiseauxcharlevoix@gmail.com


Nouvelles ornithologiques

La dernière chronique sur le club d’observation d’oiseaux de Charlevoix a généré de nombreux courriels. Beaucoup de nouveaux membres se sont également joints à la SHEC (Société d’Horticulture et d’Écologie de Charlevoix) , ce qui indique que le club répond à un réel besoin. Le programme d’activité sera affiché sous peu sur le site web de la société. Vous êtes invité à consulter régulièrement le site de la Société au shecharlevoix.com.


Oiseaux, jardins, écologie… La société planifie de nombreuses sorties guidées, cours, conférences. Tout cela est promesse d’un retour à une certaine normalité.